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Etre un recruteur bienveillant ? et puis quoi encore !

Temps de lecture : 5 minutes

Non ! Moi je veux être un recruteur Performant ! (Marc Guichet chasseur de têtes). OK ce n’était pas gagné pour notre « Friday Training »… Comment démontrer que la Bienveillance et la stratégie qui l’accompagne sont des atouts qui mènent droit à l’efficacité et notamment en matière de recrutement ?

Tout a démarré quand j’ai fais le choix de sacrifier la lecture excitante du dernier Harlan Coben, à une lecture que je nomme « plus professionnelle », celle de « La Stratégie de la bienveillance » de Juliette Tournand – InterEditions. Je confirme que mon objectif était bien de l’ordre du business ! Profitez de l’été pour me tenir au jus et parfaire mes connaissances, pour à la rentrée faire des ravages !

Quelle ne fut pas ma surprise, tant cette stratégie de la bienveillance résonnait en moi et m’offrait de nouvelles clés pour mieux vivre mon métier tout en visant une nouvelle performance ! Celle où chaque acteur évolue au contact des autres pour un renouveau dépassant largement les espérances de chacun…

Vous êtes prêts ? Nous allons parler de coopération, de liberté humaine et de réciprocité. Comme nous l’enseigne Juliette Tournand : Comment « faire sa route avec moins d’efforts et plus de résultats ?  » (p10)

Trois … Deux… Un… Partez !!!

Posons les bases en 5 points :

1/ Quatre dimensions personnelles guident nos choix, nos postures et nos actions :

  • Rêves
  • Objectifs
  • Qualités
  • Besoins

2/ A l’opposé de chaque sujet : JE et TU, il existe sa version écrasée : /moi et /toi, c’est à dire quand les rêves, objectifs, qualités et besoins sont ignorés.

3/ Viser : le Territoire Stratégique. Ne pas se laisser dévorer, ni soumettre l’autre, et surtout ne pas rester dans un espace où la confusion parasite la relation et l’atteinte des objectifs de chacun.

4/ Aiguiser nos armes et jouer le jeu

  • Bienveillance : vouloir du bien à soi et à autrui.
  • Réciprocité : jouer le jeu de la coopération et surtout stopper ce dernier dés le premier signe de défection.
  • Clarté : dégager le vrai du faux, le positif du négatif, le simple du compliqué, le réel du supposé, identifier clairement ses propres rêves, objectifs, besoins et qualités et ceux des autres.
  • Liberté d’innover : la capacité de chacun de dessiner une solution jusque là insoupçonnée est bénéfique à l’ensembles des parties en présence.

5/ Faire preuve d’agilité dans l’adoption de la bonne posture au bon moment

  • La confrontation : bienveillance avec soi-même en évitant de manger l’autre.
  • L’accommodation : bienveillance avec autrui en évitant de se faire manger.
  • Le recul : « offre un regard neuf … et permet de distinguer le tremplin sur lequel trouver le nouvel élan de la coopération. »

Assez de théorie passons aux cas pratiques :

Se connaitre soi et tenter de connaitre l’autre

Le recrutement est une étape essentielle dans la vie d’une entreprise. De nombreux enjeux sont présents. Il est essentiel de pouvoir simplement et précisément définir pour l’entreprise son besoin, son objectif mais aussi ses rêves et ses qualités. Ces deux derniers points sont déterminants dans la motivation de ses futurs collaborateurs. Pourquoi quitter son job actuel ? OK une meilleure rémunération mais après ? Quelles sont les promesses de mon futur employeur ?

La symétrie est nécessaire également. Moi candidat, quelles sont mes rêves, mes objectifs, mes besoins et mes qualités. Comment les formuler et les partager simplement et précisément ?

Le recruteur doit d’une part mener en amont cette analyse en interne et au besoin fédérer l’ensemble des acteurs internes autour d’une vision commune, puis d’autre part, il doit appliquer la même grille de lecture dans ses entretiens candidats. Focaliser sur les qualités des candidats est acquis en revanche investiguer les motivations profondes, les besoins exprimés et non exprimés mais aussi les rêves des candidats est moins courant.

Respecter la bienveillance réciproque

J’aime à dire que je suis le partenaire de mes clients et de mes candidats. Concrètement je ne réussie que si ces derniers réussissent. Pour les uns, leur recrutement pour les autres, leur évolution professionnelle. Mais attention le recrutement est un jeu où chacun est libre de dévoiler ses cartes ou pas, de jouer francs jeu ou au contraire de bluffer. Malheureusement tous les jours nous avons de nouveaux cas de non coopération qui parasitent nos actions, entament notre plaisir au travail et consument notre énergie.

C’est pourquoi stopper net la coopération au premier signe de défection est une ligne de conduite à appliquer à la lettre ! Au besoin nous montons au filet et jouons la carte de la confrontation. Soit cela débouche sur un terrain d’entente ou le JE et le TU sont respectés (c’est à dire en évitant les solutions du « manger l’autre » ou « être mangé par l’autre »). Soit cela n’est pas possible et nous sortons du jeu pour rapidement mobiliser nos ressources sur du positif. Bref on n’accepte pas de travailler à perte ! Notre temps, notre énergie et notre performance en dépendent : bienveillance envers nous-même et envers nos clients et candidats qui eux coopèrent toujours.

Adopter la bonne attitude au bon moment

Recruter est un processus qui s’inscrit dans le temps. La confiance s’instaure petit à petit, les libertés de chacun s’expriment de manière plus ou moins directe, les faits sont de plus en plus clairs et précis. On parle au départ d’une fourchette de rémunération puis au fur et à mesure on rentre dans les détails, idem pour les missions et les conditions de travail. Pour franchir avec sérénité et efficacité ces différentes phase de la relation à trois (l’entreprise, le candidat et le recruteur) il est primordial de savoir jongler entre accommodation, confrontation et prise de recul.

  • Confronter les projets, les objectifs, les rêves et les qualités des candidats et de nos clients voire si besoin avec les nôtres !
  • Accommoder les désirs de chacun et trouver le chemin où on va pouvoir faire route ensemble.
  • Mobiliser son énergie à faire des pauses, à se taire pour libérer la parole de l’autre, à prendre de la distance pour laisser à chaque regard (le sien, celui de l’autre) le temps de s’habituer à une nouvelle vision à un nouveau paysage…

Pas facile de mettre en pratique…

Savoir négocier, c’est parfois renoncer ou lâcher du lest et s’accommoder. Les candidats et les DRH qui jouent le jeu arrivent à sortir gagnant/gagnant de la partie. Faire un pas vers l’autre suscite la réciproque. Le plus important demeure l’envie commune de coopérer et au besoin d’y consacrer le temps et l’énergie nécessaires.

Parfois des candidats et des clients DRH sont revenus vers nous pour nous expliquer après réflexion, finalement qu’ils sont partants. Parfois c’est trop tard. Mais, ce fut le cas à deux reprise ces derniers mois, la stratégie de la bienveillance étant à nouveau mobilisée on arrive à conclure positivement 🙂 !!!

Le premier cas est un candidat postulant à un poste de top manager à l’international. Après avoir décliné une proposition longuement négociée, est revenu vers nous. Notre client au départ peu enclin à rouvrir les négociations finalement a accepté avec bienveillance ce retour de situation. Bienveillance pour le candidat cette mais bienveillance aussi pour lui, c’était le Bon Candidat !

Le deuxième cas, fut une candidate qui même si, très motivée par le challenge, devant une lenteur du processus finalement avait accepté une contre proposition de son employeur. Quelques mois s’écoulent, et notre client n’a toujours pas satisfait son besoin. Par le hasard de la chasse de têtes je retombe sur cette première candidate. Bienveillance avec moi-même je ne m’interdis pas la mise en contact ne serais-ce que pour prendre des nouvelles. Je prend le temps de l’écouter, de retracer avec clarté l’enchainement des évènements et de prendre la photo de la situation présente. Les promesses de son nouveau job n’étant pas au rendez-vous elle se dit prête pour remonter en selle et espère que notre client sera bienveillant à son encontre malgré sa première défection. Bonne nouvelle c’était toujours la bonne candidate ! et cette fois-ci fort de la connaissance réciproque de chaque acteur le processus a abouti de manière positive !!

Dans ces deux cas la notion du temps est importante, celui de la prise de recul mais aussi celui de l’action. Le territoire stratégique de la bienveillance peut facilement nous échapper. Il faut être agile pour quand cela est nécessaire, prendre le temps de la réflexion ou encore faire preuve d’accommodation voir de confrontation. L’objectif étant toujours de pouvoir simplement et précisément exprimer ce qui est important pour soi !

Réussir vos Recrutements

Faite appel à un partenaire de confiance et engagé à vos côtés. Recruter la bonne personne n’a pas de prix !.

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