Recruter un Chômeur ! Même pas peur …Ses Soft Skills sont là !

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Continuons notre mini série sur les Soft Skills ! Après avoir découvert cette appellation (“Au diable les Soft Skills !”), découvrez le fabuleux destin de Mathieu : son rêve de gosse brisé, ses Soft Skills l’ont sauvé ! Ecoutons également Romain, à présent directeur général délégué d’une SA nous donner son point de vue… ensuite je vous fais le pari que nos Soft Skills sont des révélateurs d’opportunités ?!! Et pour finir un petit bonus spatial…

Avant de rentrer dans le vif du sujet, précisons l’angle de vue de ce billet. Il ne s’agit pas de faire l’apothéose du chômage. Je sais de quoi je parle, j’ai travaillé plus de 10 ans à Pôle Emploi et j’ai vu comment l’enfer du chômage, de longue durée notamment, plombe une carrière et peut détruire une vie !

C’est pourquoi il est urgent de dire tout haut :

  • “Chômeurs”, ne vous laissez pas engluer dans cette situation !
  • “Recruteurs”, regardez autrement les candidats immédiatement disponibles, ils ont un petit quelque de chose de plus qui parfois peut faire la différence !

 

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Je souhaite vous faire part d’une belle histoire, celle de Mathieu Menet – 28 ans. Son rêve était de devenir pilote de chasse et prés du but, tout s’effondre … Au fond du trou, après avoir déprimé, ruminé, digéré, Mathieu identifie, développe et met en oeuvre une nouvelle posture, de nouveaux comportements. Il trouve en lui les Soft Skills qui vont lui permettre de s’en sortir !

Au cours de cette interview, Mathieu nous raconte comment il a pu décrocher son 1er job :

  • Communiquer, aller vers les autres
  • Etre curieux, s’intéresser, voir ce qui se passe ailleurs
  • Sortir de chez soi, découvrir
  • Avoir confiance en soi, en l’avenir, ne pas avoir peur de l’inconnu
  • Se challenger
En poste, bonne nouvelle : ses Soft Skills sont toujours là !

Mathieu une fois en poste en qualité d’ingénieur industrialisation a rapidement mis en oeuvre ce qui l’avait aidé dans sa période de chômage : ne pas avoir peur de l’inconnu, se lancer et y croire !

“2 semaines après mon intégration, un gros projet est tombé dans le domaine nucléaire. Je ne connaissais pas vraiment le sujet ni encore parfaitement la société. Ils ont demandé si quelqu’un voulait prendre en charge ce projet ? Bingo, j’ai levé le bras et j’ai plongé vers l’inconnu. Ce fut énormément de travail. Ce projet a très bien marché. Cela m’a donné de la crédibilité et a renforcé mon capital confiance !

Il y a un peu plus d’un an, je suis allé voir mon PDG et le directeur financier pour leur faire part d’un besoin d’innovation au sein de l’entreprise. Je leur ai proposé un package complet : un nouveau poste à créer assorti d’une formation ! En gros : le besoin est là, je suis motivé mais je n’ai pas les compétences. Deuxième pirouette ! mes boss ont tout acheté”.

Chapeau Mathieu, merci pour votre témoignage enthousiaste !

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Mathieu a partagé son expérience dans un livre sorti en début d’année : “Fuck le chômage ! !”. Il apporte un regard pragmatique et un ton direct sans langue de bois. J’ai notamment apprécié le parallèle “Séduction / Recherche d’emploi”. Vous pouvez le retrouver sur son blog : 2mois1job.eu .

Retrouvez 3 autres témoignages de chômeurs de longue durée dont les Soft Skills leur ont permis de retrouver un emploi …

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Je vous présente : Romain Demoustier, client de notre cabinet de recrutement, lors d’un brief pour une nouvelle mission, l’air de rien, il me glisse « Si le candidat est sans emploi, pas de problème pour moi ! Je sais ce que c’est ! ».

Il n’en fallait pas moins pour attiser ma curiosité…

C’est à dire, Romain ? C’est pour vous un critère favorable ?

« Non, pas forcément … dans tous les cas ce n’est pas un critère rédhibitoire ! Aujourd’hui, une carrière n’est pas forcément continue.

Il y a 3 situations possibles :

– Un emploi à vie dans la fonction publique
– Un marché de plein emploi (où l’offre est supérieure à la demande) de type les postes de chauffeur routier ou comptables
– Un secteur, un métier, un contexte qui implique forcément un changement d’employeur tous les 5 à 10 ans.

… Passons la première situation,
… Dans la deuxième, j’avoue qu’une période de chômage importante va me questionner,
… Dans la troisième situation il n’est pas rare d’avoir des carrières avec des passages à blanc … cela est “normal”.

En revanche, je vais m’attacher à regarder de prés comment cette période de chômage a été vécue et exploitée. Personnellement, les deux périodes où je me suis trouvé à la recherche d’un nouveau challenge, ont été non désirées. Pour autant ces deux expériences ont boosté ma carrière !

Oui oui … la première fois, je suis passé d’un statut d’entrepreneur à salarié, (ce qui n’est pas une mince affaire) et la deuxième fois je suis arrivé à sortir de mon métier d’ingénieur informaticien pour occuper une place de DG ! Le tout via un passage à HEC et un MBA »

Selon vous, quelles sont les caractéristiques d’un ex-demandeur d’emploi ?

« Il sera d’autant plus fidèle à son nouvel employeur, il regardera à deux fois avant d’envisager un futur changement ! Il connaît le « prix d’un emploi ». Il mesure ce que l’on nomme la « précarité », du coup il se bat au côté de son employeur pour rester dans la course. Il est hyper sensible à la santé économique de sa boite et il fait front. Enfin il va investir sur le maintien et le développement de sa propre employabilité. »

Merci Romain, c’est un plaisir de bosser avec vous !

Soft skills

Pas mal, non ? Cela amène de l’eau à mon moulin :

Recruteurs, vous avez tout intérêt à évaluer comment vos candidats ont optimisé leur(s) période(s) sans emploi. Comment leur mental leur a permis de rebondir ? Comment en parlent-ils ? Comment analysent-ils cette expérience ? Bref, sont-ils capables de prendre du recul et d’avoir une introspection utile et constructive ?.

Ces passages à blancs sont des terrains fertiles pour se découvrir et développer de nouvelles compétences !!!

Vous voyez où je veux en venir… cultivons notre “Réflexe Soft Skills”… (lire mon dernier billet à ce sujet “Au diable les Soft Skills !”).

Et si nos Soft Skills étaient des révélateurs d’opportunités ?

Dernièrement, j’ai été interviewée pour répondre à la question suivante : « Comment repérer les signaux faibles d’un recrutement ? » .

Sortie des sempiternels conseils liés à l’exploration du marché caché et à ces tonnes de candidatures spontanées sans saveur et surtout sans retour ! Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir répondre à cette journaliste ?

Oui il faut se tenir informé, être proactif et travailler son réseau ! bla bla bla …

Pourquoi ne pas imiter la méthode Google ? Chiche : Consacrer 20% de son temps à faire autre chose ! Sortir du cadre !

Les signaux faibles sont, par définition, peu visibles ! Il faut savoir les sentir, les anticiper, les capter… puis les reconnaitre et les mettre en perspective. Rentre en jeu alors, l’ouverture d’esprit, le talent relationnel et le lâcher-prise !

Vous les reconnaissez ? … Nous parlons encore de nos chères Soft Skills !

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Bonus !

Vous êtes arrivés au bout de cet article ! Bravo ! Vous avez droit au bonus de dernière minute dégotté exprès pour vous … Il y a un mois l’Agence Spatiale Européenne ESA a sélectionné sur 8000 candidats, Thomas Pesquet – Astronaute français.

Découvrez selon lui, qu’est-ce qui a fait la différence dans ce recrutement à grande échelle …

J’ai hâte de lire vos commentaires ! Surtout n’hésitez pas à partager vous aussi vos expériences et/ou votre point de vue.

Cet espace est le vôtre !

Caroline Guichet

Consultante & HR Community Manager
Cabinet de recrutement Emergences RH

COMMENTAIRES

  1. valerie renard dit :

    Excellent billet, Caroline… et qui amène de l’eau à mon moulin en ces périodes de chasse parfois difficiles ! Candidats, valorisez vos périodes de chômage, elles seront plus “vendeuses” à nous yeux de recruteurs et surtout vous remettront dans une dynamique de recherche !

  2. Mathieu Menet dit :

    Très beau billet Caroline. J’espère que ces témoignages et votre analyse redonnera la patate aux chercheurs d’emploi !

    @ Valerie Renard: lorsque vous dites “en ces périodes de chasse difficiles”, voulez-vous dire qu’il vous est difficile de trouver des candidats ?

  3. Emilie Moliés dit :

    Merci de nous faire partager vos expériences !
    Ce billet permet de positiver une période difficile comme le chômage. Il nous rappelle aussi combien le “réseautage” est important et pas seulement avec des personnes du métier ou du secteur ! L’idéal étant d’être là au bon moment !

    • Oui Emilie vous avez raison “être là” c’est surtout ne pas rester enfermé chez soi ou dans son boulot. L’avenir appartient à ceux qui communiquent, échangent, et partagent ! AU plaisir de vous lire à nouveau,
      Caroline

  4. Pompon-Levainville Olivier dit :

    Merci à Romain Demoustier de nous avoir si bien cerné.
    Article intéressant, motivant, alors le changement c’est maintenant ?
    Si les candidats au retour à l’emploi doivent développer leur “employabilité” et s’adapter en permanence, les chasseurs et les entreprises doivent également réfléchir sur leurs critères de sélection au risque de continuer à chercher des moutons à 5 pattes dans des bergeries qui n’existent pas…
    J’ai 49 ans et je ne souhaite pas rester fidèle plus longtemps (+ d’un an) à Pôle Emploi ! A bon entendeur …

  5. Grégory dit :

    Bonjour Caroline, un billet trés intéressant !!!
    Pour ma part, je prends cette période comme une parenthèse . Elle me permet de développer mon réseau professionnel, d’explorer de nouvelles pistes en terme de secteurs d’ activités, et de développer mes compétences en management et en digital ( réseaux sociaux ) .
    Bien à vous.
    Grégory

  6. HURSTEL yvette dit :

    Bonjour et BRAVO Caroline,
    Tout ceci est tellement vrai!
    Une période de recherche d’emploi, voulue ou subie, fera très bientôt partie du CV de la majorité des cadres entreprenant.
    cette période qu’il faut certes valoriser sur le papier ou dans le discours, doit surtout en premier lieu, être bien vécue mentalement. Elle permet de relever la tête du guidon, d’explorer de nouveaux horizons, de rencontrer de nouvelles personnes et surtout de vous donner envie de nous rencontrer.
    bien à vous
    Yvette

  7. Sabmurphy dit :

    Merci pour cet article, Caroline, que je m’empresse de partager à ma dernière coachée, en recherche d’emploi !
    Du concret + un peu de recul => de quoi permettre à chacun d’avancer et aux mentalités d’évoluer 😉
    Top !

  8. Blandine dit :

    Bonjour,

    j’ai trouvé moi aussi ce billet très intéressant mais il me laisse un gout amer cependant.
    En sommes nous encore là? Les chômeurs font encore peur aux recruteurs dans la période où nous vivons? même si chacun de nous peut connaitre cette situation et malgré nos diplômes?
    Je n’ai pas de critique à faire sur cette article bien au contraire il prône ce que je dis à mes proches, formez vous, apprenez découvrez c’est le moment. C’est juste que je suis surprise que l’on doivent encore le mentionner aux différents acteurs du recrutement. ”
    Il y a t’il deux castes de personnes celles qui ont toujours travaillées et celles qui ont encore un peu honte d’être au chômage? Ces deux genres ne se côtoient pas et ne se connaissent pas?
    J’ai 30 ans toujours pas de poste fixe et j’oscille donc entre emploi et chômage. Je me retrouve complètement dans ce que décrit M Desmoutiers quand on me donne ma chance, j’ai conscience de la loyauté que je dois à mon employeur, et meme pour un remplacement je m’accroche et je donne ce que j’ai à donner.
    J’aurais réellement souhaité que votre article soit inutile, qu’il enfonce des portes ouvertes. Sans aucun reproche au vue des commentaires ce n’est pas le cas…

  9. Ferid Chikhi dit :

    Bonjour, Caroline,

    Ouaaou !! Intéressant comme thème d’échange même si le contexte français est loin d’être celui du Québec… Je me rappelle avoir fait une boutade au sujet du chômeur que je fus dans une vie antérieure… ”Un chômeur est une personne avec tous ses attributs qui a perdu le gout d’offrir ses services : qualifications, expériences, compétence, etc…”. J’ai vite compris qu’il fallait que je ”m’automotive” pour aller de l’avant et convaincre celui ou celle qui cherchait après mon savoir faire…

  10. StefMa dit :

    Nous sommes des chômeurs potentiels en puissance, au vu de la bonne santé de notre économie et de la gestion des entreprises…

    La reconversion professionnelle après un nombre d’années d’activité est particulièrement compliquée en France car peu veulent donner une chance à ceux qui changent de voie. Compliqué donc de pouvoir jongler et de trouver de la compréhension au sein d’un microcosme qui croit que “cela n’arrive qu’aux autres….” !! Il y a un grand besoin de communication de la part des chômeurs afin de faire tomber définitivement les clichés !!!

    Bravo à Mathieu Menet et à tous ceux qui se mettent des coups de pieds bien placés… Je fais partie de ce club et malgré le fait que cela soit compliqué, car on ne postule pas comme tous les convaincus du CV envoyé en rafale, et bien je peux aussi dire que le marché caché est une superbe chance et donc il faut aller au contact. Je sors renforcée dans mes choix et surtout j’ai trouvé une voie à explorer qui me parle bien plus que mon précédent métier !!!!
    Son livre va bientôt faire partie de ma bible de référence…

    • Mathieu Menet dit :

      Salut Stef,

      Merci beaucoup pour vos encouragements. Je vous rejoins sur le marché caché. Avec la situation actuelle, il devient de plus en plus fondamentale de travailler son réseau pour trouver de manière plus efficace.
      Si vous souhaitez échanger sur le livre ou me donner votre point de vue plus détaillé, n’hésitez pas à me contacter directement !

  11. Bonsoir à tous, je ne vois pas en quoi recruter un “chômeur” serait un souci.
    Je déteste ce mot, je préfère de loin “fournisseurs de compétences” ou le simple “demandeur d’emploi”.
    Quel plaisir j’ai à les recruter, leur intégration ne pose généralement pas plus de souci que cela. Pour ce qui est des “démotivé ou des blasés” de 2 choses l’une :
    Soit au travers du process de recrutement l’énergie et la motivation réelle reviennent
    Soit elle n’est pas là et on va le sentir.
    Enfin, de part mon expérience le plus difficile sont les demandeurs d’emploi de ce que j’appelle les “2 extrémités”
    Les jeunes qui parfois sont impatients et un peu trop énergique au cours de leur intégration : leur manager va alors me demander de refaire tomber la pression.
    Ils ont tellement soif de montrer leurs capacités que ça part parfois dans tous les sens.
    De l’autre les Seniors “riches d’une expérience” et qui parfois ont occupés plusieurs niveau de poste au cours de leur carrière. De ce fait, la difficulté va être de faire en sorte qu’ils acceptent de rester “à leur place”.
    Leur parcours ayant été varié, il n’est pas rare de devoir les canaliser pour éviter qu’ils se mêlent de tout dans tous les services.
    Mais ce point de vigilance étant posé, l’intégration se passe en générale très bien pour les 2 extrémités 🙂
    Le chômage peut tous nous toucher et pour autant les chômeurs sont loin de chômer dans leur recherche d’emploi. Il faut de la réactivité et du ressort interne pour trouver un emploi en ce moment, entre l’absence de postes et la médiatisation toujours par la négative du marché de l’emploi français, ils sont tous sauf à chômer.

  12. Michel dit :

    Bonjour,
    Article intéressant mais qui laisse malgré tout une étrange impression
    – dans un monde économique difficile, la certitude d’avoir une carrière professionnelle linéaire et sans trou d’air… Regarder les personnes en recherche d’emploi comme une “tare” et ne pas les embaucher montre tout l’égoïsme de la société. Je ne veux pas voir ce qui pourrait m’arriver…
    – nous conservons en France une aversion pour le risque et l’échec. Un chômeur sera forcément une personne qui a raté quelque chose. Il faut donc s’en tenir éloigné. Le risque avec de tel comportement sera d’être entouré de collaborateurs qui feront tout pour ne pas se faire remarquer et donc conserver leur place dans la communauté.

    Michel

    • Mathieu Menet dit :

      Bonjour Michel,

      Merci pour ce résumé de la situation. Voici quelques statistiques pour vous prouver que cette pensée commune a complètement faux:

      – Aujourd’hui, chaque personne va en moyenne changer soit de poste ou d’entreprise, 10 à 14 fois dans sa vie. C’est-à-dire que chacun d’entre nous peut potentiellement se retrouver 10 à 14 fois au chômage dans sa vie. Et on s’est tous retrouvé au moins une fois au chômage. Alors être en recherche d’emploi est quelque chose de NORMAL !!! Et ce n’est pas une maladie, ni quelque chose de honteux. Il faut voir cette période comme une phase de transition qui va vous amener vers quelque chose de meilleur;

      – Pour décrocher une proposition ferme d’embauche, vous allez échouer 98% du temps. Alors il faut absolument voir l’échec comme quelque chose de positif. Pourquoi? Car échouer c’est découvrir où se situe ses limites. Et si on en tire un enseignement de ses échecs, on sera capable de repousser ses limites plus loin.
      Il n’y a que les personnes qui restent sur leurs acquis qui n’échoueront jamais. Et ces personnes n’évolueront jamais également.
      Alors mettez votre égo de côté, osez échouer, apprenez de vos échecs et tirez ainsi tout le potentiel qui sommeille en vous !

      Et FUCK Le Chômage !

  13. Mireille dit :

    Bonjour et bravo Caroline pour ce beau billet ! Je ne résiste pas à l’envie d’apporter mon témoignage…
    Suite à une précédente mutation de mon époux, j’ai connu une période sans emploi assez longue. La seule de ma vie d’ailleurs…
    J’avais deux projets qui me tenaient à coeur : valider mes acquis de compétences tout en les valorisant par une formation, et devenir maman. J’ai donc passé un master en management général … enceinte et j’ai soutenu mon mémoire entre deux tétées 😉
    Par la suite, je me suis inscrite à des groupes de travail de demandeurs d’emplois, au sein desquels on nous martelait avec beaucoup d’enthousiasme qu’il fallait se positionner en tant qu’offreur de compétences, mais en vain. Histoire de ne pas trop endormir mes neurones et de profiter de cette période pour me perfectionner, j’ai donc pris part de façon très assidue à des déjeuners de perfectionnement commercial, ce qui m’a en plus sortie d’un certain isolement. Et puis une nouvelle mutation; , je décide alors de me mettre à mon compte et au sortir d’une réunion de créateur d’entreprises, je suis tombée sur LE job. Une candidature et quelques entretiens plus tard, j’étais embauchée…. et cela fait plus de 5 ans aujourd’hui !
    A aucun moment, pendant ces 3 ans 1/2, je n’ai complètement décroché. Je me suis attelée à me maintenir en veille active, à participer à des rencontres, à sortir de la spirale infernale du “je n’ai pas d’emploi et je ne sais pas comment en retrouver un”. Et comme j’avais un projet bien abouti en main, lors de mes derniers entretiens, j’ai eu le recul nécessaire pour ne pas être aux abois et pour donner envie. Je crois pouvoir dire que sur ce coup-là, mes soft kills m’ont sauvée…

  14. Jean-François dit :

    Très bel article qui laisse présager d’une belle évolution des mentalités en terme de recrutement. Comme vous le dites si justement et comme l’affichent vos témoins le recrutement ne doit plus être la chasse du mouton à 5 pattes. Les hard skills ne sont pas les seuls critères d’un recrutement. D’ailleurs les majors du recrutement n’en souffrent-ils pas actuellement?

    • Merci pour votre retour Jean-François ! Les majors du recrutement dans tous les cas doivent avant tout comprendre les enjeux de leurs interlocuteurs (commanditaires et candidats) et s’inscrire dans des relations à long terme… A défaut les acteurs principaux se passeront d’eux !
      Bien à vous et au plaisir de vous lire à nouveau,
      Caroline

  15. Rivière Cécile dit :

    Bonjour,

    Le chômage est, en effet, un frein à la recherche d’un emploi. Nombreux sont ceux qui ont des aprioris concernant ces personnes qui, pendant un temps plus ou moins considérable, sont restées sans travail. Ont-ils fait la démarche de rechercher un poste ? Ou ne se sont-ils pas contentés de se renfermer sur eux-mêmes, en attendant que la situation s’améliore ?

    Bien évidemment, je ne pense pas que cette période soit facile à vivre. Le sentiment de rejet et d’incapacité peut vite dégénérer et enfermer la personne dans une phase de déprime. J’ai rencontré un SDF, pour qui les aides n’étaient pas suffisantes pour lui permettre de payer un loyer, si minime soit-il. Suite à un accident du travail, il avait perdu son job, et ses nombreuses démarches afin d’en retrouver un s’étaient avérées pénibles et n’ont jamais abouti. Il est alors facile de s’enfermer dans sa misère. Pourtant, lorsqu’on lui a tendu la main et offert une possibilité de travailler, il n’a pas hésité et a donné son maximum afin de montrer sa bonne volonté.

    Je pense alors qu’il ne faut justement pas avoir peur de tenter l’aventure avec ces chômeurs, qui seront d’autant plus attachés à la réussite de la boîte. Romain Demonstier a totalement raison lorsqu’il affirme qu’ils vont investir sur le maintien et le développement de leur employabilité. Leur donner une chance va permettre de les remotiver et donc d’avoir des salariés extrêmement efficaces, et volontaires.

    Cécile

  16. Ephraim dit :

    Je souhaite juste dire courage aux demandeurs d’emploi. Qu’il trouve la force de se battre en eux et surtout qu’ils ne se laissent pas abattre par l’adversité. En tant qu’ ex-chomeur de 30 ans, ex juriste à bac+5, parlant 3 langues avec une expérience de 3 ans/6mois et ayant connu une période de chomage traumatisante de 18 mois, je soubaitais juste leur dire de ne pas perdre confiance en eux et de ne surtout pas s’arrêter aux lieux communs grotesques que l’on peut lire ( s’ouvrir aux autres, le réseau qui est censé nous sauver ou encore j’aivais lu qu’il fallait mettre l’alarme pour se lever sur un site anglo-saxon..) . Sortir du chomage dépends de soi mentalement et surtout et avant tout d’une autre personne qui vous tendra la main. Moi j’ai dû partir en Angleterre car je ne trouvais même pas de travail dans des postes non-qualifiés. J’ai commencé à faire toutes sorte de jobs en arrivant-( je peux vous assurer que faire le deuil de son diplôme et donc d’une partie de son identité est très douloureuse)- avant de devenir moi même recruteur pour le marché benelux dans le secteur médical. J’étudie et finance par mon travail une formation universitaire anglaise en cours du soir et travaille à plein temps en gardant une détermination sans faille pour des jours meilleurs. Malgré les crises de paniques récurrentes de se retrouver à nouveau sans emploi même après plus d’un an et demie d’activité, je pense qu’il est indispensable de libérer le marché de l’emploi et flexibiliser les contrats( et sécuriser les parcours en financant l’accès aux formations dans un monde idéal) pour permettre aux moins aux gens de trouver des emplois pour (sur)vivre dignement et/ou de préparer le financement d’une reconversion volontaire ou subie, il faudrait changer les mentalités sur le chomage et l’état devrait embaucher en priorité les chomeurs de longue durée en cdd, Il faut arrêter d’humilier les gens et redonner de la dignité plutôt que de trouver de nouveaux slogans

  17. Diane LANOS dit :

    Merci Caroline pour ce billet!
    L’interview de Thomas Pesquet est amusante mais très touchante et encourageante pour les personnes qui ont du la voir!
    Les chômeurs n’ont jamais été un problème, sauf pour ceux qui “se renferme” comme vous le dites, mais je préfère dire que certain ne cherchent même pas…
    Tout ce qu’il faut savoir c’est que tout le monde peut passer un diplôme, rien n’est impossible! Il faut juste s’en donner les moyens, et donc avoir du courage, de la détermination et surtout connaître nos limites et nos forces. J’ai entendu beaucoup de personne raconter les histoires de leur proche ou leur famille, étrangers et/ou en demande d’emploi, qui ont réussi très rapidement grâce à… leur détermination! Une des mes amis étrangère a appris le français en 2 mois, a perdu son accent, tandis qu’une autre à mis 8 ans pour apprendre, et encore… Une autre a passer le concours d’infirmière en seulement 2 jours!! alors qu’elle ne parlait pas un mot de français avant, ce qui prouve que mêmes les études difficiles peuvent se révéler à porter de tous! Pour dernier exemple, beaucoup de personnes de ma famille n’avaient aucun diplôme, pour certain même pas le bac ou le brevet, mais l’ont passé plus tard ce qui leur a permis de faire les choses dont ils rêvaient!
    Un chômeur devrait profiter de ce temps sans emploi pour se demander ce qu’il devrait faire, quelles études, s’il aimerait changer….
    Ce billet est touchant et plein d’espoir, même pour les SDF comme je l’ai lu dans les précédents commentaires.
    Merci encore pour ces mots et l’importance que vous donnez aux soft skills, chose la lus importante pour une personne.
    Diane

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