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REUSSIR SON ENTRETIEN DE RECRUTEMENT !

Temps de lecture : 8 minutes

“Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation ” - Arthur Ashe.

Ah, l’entretien d’embauche… On est tous passés par là. Un moment difficile, n’est-ce pas ? Personne n’oublie son premier entretien !

Il génère généralement beaucoup de stress, quand nous n’y sommes pas habitués et surtout lorsque nous n’y sommes pas correctement préparés ! En effet, ayant fait passer et passé moi-même bon nombre d’entretiens durant mon parcours professionnel, j’ai pu expérimenter l’importance de la pré-pa-ra-tion : cela permet de mieux appréhender l’entretien et d’être capable de répondre aux questions du recruteur.

Cela permet également de prendre confiance en soi, de se sentir plus puissant.

Les recruteurs préfèrent voir des candidats qui ont de l’assurance plutôt que des gens recroquevillés sur leur chaise et complètement intimidés…

1. Avant l’entretien

Lorsque je savais que j’allais passer un entretien, j’allais tout d’abord me renseigner sur l’entreprise : ses équipes, ses dirigeants, son organisation, son histoire, son ou ses activité(s), ses valeurs, sa philosophie, sa culture, son positionnement, son actualité… Pourquoi ? Parce que je savais que mon recruteur allait me demander de lui parler de son entreprise, de lui montrer que je m’étais renseignée sur cette dernière.

Ensuite, j’allais de nouveau lire la fiche de poste pour l’analyser et mémoriser les points essentiels : les principales missions, les enjeux et responsabilités, les connaissances requises, les outils et technologies utilisés, les contraintes, les problématiques à résoudre…

Je me devais également de me demander ce qui me motivait à postuler. En effet, le recruteur aime poser des questions telles que “Pourquoi désirez-vous travaillez avec nous ?”, “Quels sont vos objectifs ?” ou encore “Quel est votre projet professionnel ?”. 

En fait, il cherche à savoir si vous avez fait des recherches sur son entreprise, mais aussi si vous êtes capable de rechercher, d'analyser et de synthétiser des infos. Il a besoin de mesurer votre degré de motivation et de connaître les raisons de votre motivation : en quoi son offre d’emploi ou de stage va servir votre projet ? Ainsi, je ne peux que vous conseiller de détailler votre projet professionnel et en quoi cette opportunité y répond. 😉

N’oubliez pas que pour être intéressant il faut avant tout être intéressé(e)!

2. Pendant l’entretien

Adopter la bonne posture

Comme nous l’avons vu ensemble lorsque je vous parlais de l’importance du faire semblant pour devenir, le langage corporel, donc la présence que vous donnez à votre discours, est aussi important voire encore plus important que votre discours.

En effet, le langage du corps affecte la façon dont les autres nous voient, mais il peut aussi changer la façon dont nous nous voyons nous-mêmes. 

Or, l’entretien est une situation de “menace sociale” dans laquelle nous ressentons le besoin d’avoir confiance en nous et de montrer au recruteur que nous ne manquons pas d’assurance.

C’est pourquoi je vous conseille, en tant que recruteuse, de toujours utiliser l’effet miroir et de reproduire l’attitude de votre interlocuteur, plutôt que d’adopter un comportement opposé qui viendrait compléter le sien : je me donne et je donne l’impression, si ce n’est pas le cas, que je suis tout autant en position de puissance que lui. Après tout, j’ai besoin de ce poste autant qu’il a besoin de moi pour ce poste...

Je me montre donc détendu et positif, je souris sans trop en faire, et je me montre confiant tout en restant humble. Ce n’est pas facile, je vous l’accorde ! D’où l’importance de l’entraînement. Plus vous allez cumulé d'expérience en entretien, plus vous allez gagner en confiance et en gestion des aléas et de votre propre stress. Parfois vous n'allez pas être performant, une question va vous désarçonner ou encore vous allez répondre "à côté" ce n'est pas grave, la prochaine fois vous ferez mieux et vous serez encore mieux préparé.

Et bien sûr… J’adopte un dress code adapté à la situation.

Gérer son stress

Pour bien gérer la pression il me semble dans un premier temps nécessaire tout simplement de l'accepter. C'est normal, je veux donner le meilleur et c'est important de ne pas passer à côté, d'où une certaine pression pression et le jour "j" un état de stress.

OK j'accepte le fait d'être "tendu(e)", mais ensuite comment faire pour aller au-delà ?

Et bien en faisant, en écoutant activement votre interlocuteur, en vous accrochant à son regard, à ses mots et à ses questions. En étant réellement motivé(e) pour y répondre et ainsi lui apporter des éléments complémentaires qu'il recherche.

Au départ votre voix sera sans doute timide, prudente, puis votre intention, c'est à dire ce que vous voulez faire passer comme message prendra le dessus et peu à peu votre stress s'effacera en laissant la place à une relation équilibrée entre deux personnes qui échangent et veulent en savoir plus respectivement.

Quand j'anime des jeux de rôles avec des étudiants, tous témoignent de manière unanime : "j'étais au départ un peu stressé(e) puis petit à petit j'ai pris plaisir et les mots venaient tout seuls, naturellement et même avec conviction parfois"

Comme un acteur qui rentre dans son personnage, il faut se laisser, à soi et à son recruteur, le temps "d'entrer en relation".

Ma botte secrète "L'écoute active assortie d'une argumentation structurée et parlante".

Avoir préparer en amont des éléments de langage sur mon parcours, mes choix, ma plus value et mon projet, me rassure et m'aide à gérer mon stress et ainsi à gagner en aisance et permettre à mon interlocuteur de réellement savoir qui je suis et quel est mon potentiel. Dans tous les cas il pourra constater que j'ai travaillé mon entretien et que mes réponses sont structurées et ainsi plus concises. Ce qui est appréciable fort appréciable, croyez moi !!

Combien de fois je refrène un bâillement devant un candidat qui n'en fini pas de répondre à ma première question. Comme si il avait peur de mettre un point à sa phrase et de me laisser la parole. En qualité de recruteur, je me dis alors, il manque d'écoute, pire il s'écoute lui-même ou encore il gère mal son stress à en perdre le fils de notre échange. Non ! Cela ne va pas le faire il me faut une personne plus structurée et plus concise dans sa manière de s'exprimer. N'oubliez pas "c'est celui qui parle qui prend les risques, alors comme on dit dans le sud Méfi!"

Enfin pour bien gérer mon stress lors d'un entretien de recrutement je me dis de toute façon je vais faire de mon mieux, je ne connais pas les questions à l'avance et je vais m'autoriser à prendre le temps nécessaire pour y répondre au mieux : de manière la plus juste et parlante. Les silences ne me font pas peur bien au contraire ils démontrent ma capacité d'analyse et de réflexion.

Illustrer ses réponses

En complément d’une posture engagée et d’une attitude positive, j’apprécie que les candidats que je reçois en entretien adoptent un discours cohérent et sincère, qu’ils parlent de leurs compétences et de leur expérience en argumentant et en donnant des exemples concrets et précis.

Les recruteurs ne veulent pas uniquement connaître ce que vous avez fait et ce que vous connaissez (“vos Savoirs”). Ils veulent apprécier vos compétences en action : “votre Savoir Être” ! C’est très important pour 86% des recruteurs.

Personnellement, j'ai cette capacité de m’adapter à toutes les situations, de comprendre les problématiques de chaque client et de travailler en équipe en respectant chaque individualité. C’est pourquoi, parmi les soft skills que l’on peut mettre en avant, j’opte pour la curiosité, l’esprit d’équipe et l’agilité. Mais vous pouvez très bien vanter votre leadership, votre esprit entrepreneurial ou encore votre façon de penser “out of the box” ! 😉

Pour ce qui est des compétences interpersonnelles, j’ai appris que six d’entre elles étaient révélatrices de potentiel et donc pertinentes à présenter en entretien :

  • l’adaptabilité, considérée par 69% des hiring managers comme la compétence interpersonnelle la plus importante ;
  • l’apport culturel : les entreprises qui recrutent des talents de tous horizons génèrent jusqu’à 30% de chiffre d’affaire en plus par employé ;
  • l’esprit d’équipe : 50% des personnes capables de collaborer efficacement font partie des meilleurs éléments d’une entreprise ;
  • le leadership : 50% des employés ont déjà quitté leur emploi à cause de mauvaises relations avec un supérieur ;
  • le potentiel de développement : remplacer un employé coûte environ 1,5 fois son salaire ;
  • la gestion des priorités : il s’agit de la troisième qualité la plus prisée chez un employé !

Les recruteurs peuvent poser des questions d’ordre comportemental, qui permettent de repérer les candidats qui excelleront à leur poste. Lorsque je pose des questions de type comportemental en entretien (portant sur les réactions du candidat dans une situation précise), j’aime voir que mon interlocuteur applique la méthode STAR : Situation, Tâche, Action, Résultat. Cela lui permet de structurer sa réponse tout en me donnant les informations que j’attends.

Je ne peux que vous conseiller de prendre l’habitude de poser par écrit vos arguments, de structurer vos réponses et de vous entraîner à l’oral. Personnellement j’ai appris à mettre en avant mes compétences en me basant sur des exemples concrets et à démontrer la logique de mon parcours professionnel. Je valorise ma capacité à apprendre et à m’adapter.

Quelques détails qui ont toute son importance : J’ai compris avec l’expérience, qu’il est important d’être concis dans ses réponses, de ne pas donner de détails sans importance pour le recruteur. Prenez également quelques instants si nécessaire pour répondre à votre interlocuteur, réfléchissez bien avant de parler, prenez des notes au cours de l’entretien.

Lorsque vous parlez, essayez d’adopter le bon champ lexical et optez pour des formulations positives… Lorsque vous écoutez, acquiescez et réagissez activement autant que possible. Cette gestuelle possède un double effet : vis à vis de votre interlocuteur, cela démontre votre intérêt à ses propos et vis à vis de vous-même cela va vous aider à vous centrer sur la demande de l'autre et ainsi en rentrer dans une "écoute active" propice ensuite à vous trouver les bons mots et les bonnes réponses.

A la fin de l’entretien, le recruteur demande très souvent -si ce n’est systématiquement- si le candidat a des questions : il est très important d’en poser ! Personnellement je notais au cours de mes entretiens, par écrit ou dans un coin de ma tête, quelques points sur lesquels j’aimerais rebondir au moment des questions, ce qui me permettait de ne même pas avoir à réfléchir.

Poser des questions sur certains points évoqués par le recruteur permet de donner une excellente impression pour conclure l’entretien : je montre à mon interlocuteur que j’ai été très attentive durant son discours et que j’ai une très bonne capacité d’écoute.

Si vous n’avez aucun point sur lequel rebondir, vous pouvez aussi très bien poser des questions sur la fiche de poste, pour demander des précisions ! Le recruteur verra votre curiosité d’un très bon œil, à partir du moment où vos questions sont pertinentes.

Vous pouvez par exemple :

  • Vous renseigner sur les prochaines étapes du processus du recrutement, sur vos futurs collaborateurs ou encore demander des détails sur les missions qui vous seront confiées.
  • Demander au recruteur : qu'est-ce qui est important pour lui et qui n'est pas mentionné dans l'offre d'emploi ?
  • Comment au bout de quelques mois, saurez-vous que vous avez fait le bon choix ?
  • Quels seront mes objectifs, comment sera mesuré la qualité de mon travail, ou encore quels seront mes indicateurs de performance ?
  • Puis-je visiter l'usine ?

J’attends toujours des candidats à qui je fais passer des entretiens, qu’ils aient l'ouverture d'esprit nécessaire pour aller au-delà des questions basiques. J’aime qu’ils me surprennent par leur présence et leur pertinence dans la discussion ! 😀

3. Après l’entretien

S’il y a bien une chose que j’aie retenue au cours de mon expérience, c’est de ne pas négliger “l’après”, la phase post-entretien. On a naturellement tendance à penser que l’entretien s’arrête lorsque l’on a quitté le bureau et dit au revoir au recruteur… Mais c’est une erreur !

La réussite de l’entretien passe aussi par ce que l’on entreprend après : Le mail, le sms, le message Linkedin ou le coup de téléphone post-entretien peut être aussi important que l’entretien lui-même... Il est fondamental de remercier la personne qui nous a reçu et de rappeler à quel point le poste nous intéresse.

En ce qui me concerne, j’envoyais un mail pour dire que l’entretien que j’avais passé me confortait dans mon souhait de rejoindre l’entreprise, que je renouvelais mon intérêt et ma motivation pour le poste et j’exprimais mes remerciements pour l’échange que la personne m’avait accordé.

Je relançais régulièrement aussi, quand cela s’avérait nécessaire. Mais attention, il ne s’agit pas d’harceler la personne, attendez quelques jours à une semaine pour relancer et espacez vos relances 😉

Et vous, comment gérez-vous vos entretiens d’embauche ? Avez-vous d’autres conseils à partager ? J’ai hâte de lire vos commentaires et témoignages !

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