Intérêt des Recommandations Professionnelles ?

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Miroir aux alouettes ou réelles sources d’informations ? Les recommandations papiers sont-elles toujours nécessaires ? Que penser des témoignages sur les réseaux sociaux ? Recommandations spontanées ou sollicitées ? Quoi ! On parle maintenant « d’endossements » de compétences ? « Quezaco » ? « Taguer » des compétences et puis quoi encore !!! Est-ce vraiment sérieux tout ça ? Le recruteur que je suis doit-il en tenir compte ?

Petit retour en arrière : Il y a fort longtemps nous parlions de « lettre de recommandation ». Vous savez, le temps où fièrement, en fin d’entretien, nous sortions de notre mallette, telle une botte secrète, la fameuse lettre où de sa plus belle plume notre ancien patron décrivait tout le plaisir qu’il avait eu à travailler à nos côtés. Puis rangée sous sa pochette plastique, cette dernière (re)partait aux oubliettes. Ceci étant, le témoignage en « chair et en os », si je puis m’exprimer ainsi, reste une preuve factuelle ; certains disent encore que c’est le meilleur de tous les arguments de vente.

En qualité de candidats avertis vous formulez vos promesses de vente : « je suis compétent, dynamique et motivé ». Un courrier où un tiers atteste la véracité de vos arguments, quoi qu’on en dise fait mouche !

Mais voilà, encore faut-il que l’auteur de ce témoignage soit légitime et crédible, et surtout que son verbatim soit visible par le plus grand nombre !

Roulement de tambour … Notre héros : « Internet » rentre en piste ! Sont nommés, Viadéo et LinkedIn ! (applaudissements).

Les recommandations en ligne : Quel intérêt ?

Viadéo comme Linkedin positionnent ces recommandations en-dessous du descriptif de l’expérience en question. D’un point de vue marketing cela fonctionne très bien : on cite et détaille l’expérience, puis tout de suite en-dessous on peut lire un témoignage , jouant ainsi le rôle d’une preuve objective (… son auteur demeurant une tiers personne) :

 

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En rendant public nos recommandations, d’une part on accroit notre crédibilité et d’autre part on augmente notre capacité d’engagement. Un profil recommandé, quoi qu’on en dise, implicitement, rassure et sécurise.

Sur certains types de postes, en revanche l’impact peut être important. Si demain, je recrute un communiquant ou encore un responsable marketing, je serai forcément plus sensible à ses recommandations sociales.

Il ne s’agit pas pour autant d’en faire un critère de sélection, cela serait discriminant et contre-productif.

En effet si des témoignages peuvent rassurer ou donner envie d’en savoir plus, l’inverse n’est pas vrai, un profil exempt de témoignage reste un profil à prendre en compte ; l’écarter serait une grossière erreur.

Ces recommandations crédibilisent nos expériences et y apportent une preuve palpable, mais pas que…

Témoigner publiquement en faveur d’autrui est un acte très impliquant, l’auteur du témoignage s’engage personnellement dans ses propos. On ne recommande pas n’importe qui !

Un professionnel qui a su susciter des recommandations en sa faveur, nous informe sur :

Sa capacité à « marketer » son profil. On parle alors de « marque candidat » ou de « personal branding« . Nos carrières se construisent autour de diverses expériences, de plusieurs changements ou évolutions désirés ou pas, « un poste => une vie » cela n’existe plus. Dans ce contexte, il me semble important, et peu importe son cadre d’emploi, de réfléchir, de travailler et de promouvoir sa marque personnelle !

… Je m’explique, il s’agit de la capacité d’une personne à comprendre l’intérêt de mettre en ligne un profil valorisant, soigné, et actualisé. Par déduction, on imagine qu’il mettra en oeuvre la même attention dans le traitement de ses dossiers ou encore dans la valorisation de ses produits ou de ses services.

Sa capacité à fédérer ses interlocuteurs de manière à ce que ces derniers soient prêts à lui prendre le poignet pour lui lever le bras comme sur un ring ! Ou encore, (cette image est assez parlante), le fait de partir : « à la guerre avec elle ou avec lui ! ».

 

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Vincent Rostaing, chasseur de têtes, nous explique parfaitement, l’impact de ces recommandations : plus que le contenu même de ces témoignages ce qui compte c’est la capacité à engager ses relations à ses côtés.

 

 

Quoi qu’on en dise, des recommandations qualitatives ont forcément un impact positif. Mais sur quoi ? sur qui ? dans quel but ?

Jean Marie Caillaud, autre recruteur, précise :

…la recommandation n’a que la valeur qu’on lui accorde. Elle est sociale dans tous ses aspects. On la donne à quelqu’un, elle est perçue par un autre, elle comporte une notion de jugement et engrange des affects. Mais surtout, elle est influente : on la donne et on la reçoit dans l’espoir de donner une certaine image de soi à autrui.

Donc oui, elle a une importance sociale différente selon son origine et selon son consensus (le nombre de personnes qui vont l’avoir donnée).
Est-ce qu’elle implique pour autant la présence réelle d’une compétence ? Non. Un jugement social n’a jamais pour but d’être dans le vrai, il a pour but d’exprimer un avis.

Un recruteur n’est pas censé se fier à l’avis d’autres personnes s’il est en charge de l’évaluation, sinon il ne sert pas à grand chose…

Quelles en sont les limites ?

Attention : trop de recommandations tuent l’effet de la recommandation ! 3 cas de figures, se présentent couramment et dans ces cas, comme pour la Photo CV : mieux vaut ne pas avoir de recommandation (!!) :

  1. des recommandations mal rédigées, truffées de fautes d’orthographes ou encore vides de sens. Une énumération de généralités qui au final n’apporte aucune réelle information personnelle et distinctive ;
  2. des recommandations systématiques croisées : « tu me recommandes, alors je te recommande ». Sur ce point je suis moins catégorique que certains experts. Cela me semble normal, quand deux personnes ont apprécié leur collaboration, qu’elles témoignent réciproquement sur leurs profils en ligne. Ceci étant, il ne faut pas que ce soit, j’insiste, systématique ;
  3. une kyrielle de recommandations à n’en plus finir : là, on lasse notre interlocuteur qui ne pourra s’empêcher de penser « il y a anguille sous roche ».
Concrètement comment s’y prendre ?

J’accompagne de nombreux cadres et étudiants dans l’optimisation de leurs profils en ligne et quand on aborde le chapitre « Recommandations », je leur parle de plan d’attaque ou encore de campagne de sollicitation de recommandations !

En amont réfléchir à ce que l’on veut valoriser et qu’elle va être notre cible :

  • Ma marque candidat ? : mes qualités professionnelles adressées à d’éventuels futurs employeurs ?
  • Ma marque employeur ? : mes qualités de manager, d’accompagnateur, de leadership en direction de futurs collaborateurs ?
  • Ma marque commerciale ? : mes qualités d’entrepreneur ou la qualité de mes services /produits en direction de futurs clients ?

Papier crayon à la main on répond à la question : « qui peut me recommander ?… Avec qui j’ai, au cours de ma carrière, aimé travailler, collaborer ? ».

Souvent , à ce stade on doit stimuler sa mémoire, fouiller dans ses différentes expériences…mais aussi faire preuve d’ouverture. Il ne s’agit pas uniquement de nos N+1. Cela peut aussi être nos collègues, nos clients, nos fournisseurs, nos partenaires, nos ex-collaborateurs … Toujours garder en tête nos objectifs et nos cibles…

Les exemples ci-dessous répondent à des objectifs distincts : l’un valorise une structure, l’autre le professionnalisme d’un consultant !

 

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Je reprends : 1ère étape à qui s’adresser, 2ème étape comment solliciter ?

Sur ce point, mon conseil est le suivant : écrire une recommandation est un acte engageant, impliquant, c’est pourquoi après l’étape « papier crayon » vient l’étape « phoning ».

Prendre le temps de décrocher son combiné et d’expliquer sa démarche est certainement le bon moyen pour s’assurer un maximum de retour.

« Mais c’est pas fini » … vient ensuite le temps de la rédaction, et si vous me connaissez, vous savez déjà ce que vais vous dire , une seule règle en la matière : « la personnalisation » !

LinkedIn et Viadéo nous fournissent des textes standardisés, mais l’enjeu est de taille et demande a minima un tant soit peu d’efforts pour que votre interlocuteur soit le mieux disposé à votre encontre.

J’oubliais 2 détails importants ! Pour vous recommander, encore faut-il que votre contact soit :

  1. Sur le réseau désiré (viadéo et/ou linkedIn)
  2. Dans vos contacts de premier niveau !!!

 

A défaut vous avez toujours la possibilité d’intégrer une recommandation écrite (courrier ou email) sous l’expérience concernée.

Cette possibilité de télécharger un document est disponible uniquement sur LinkedIn :-( :

 

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Voici, ce que cela donne sur le profil d’une étudiante, Anne Rimbaud :

 

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Si toutes les conditions sont requises, je récapitule :

  • … vous avez listé vos contacts pouvant être des référents crédibles,
  • … vous les avez informés par téléphone,
  • … vous avez vérifié s’ils sont bien présents sur Viadéo ou LinkedIn
  • … et s’ils font partie de vos contacts de premier niveau.

Alors seulement vous pouvez écrire vos demandes de recommandation !

Concrètement voici comment cela se présente sur LinkedIn, puis sur Viadéo, avec les demandes standards, non personnalisées :

 

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Souvent on me demande sur LinkedIn où doit-on aller :

 

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Et qu’en est-il des « Tags » ou des « Endorsements » de compétences ?

Sur ce point , l’interface LinkedIn est nettement plus intéressante !

Il s’agit de la possibilité qu’ont vos contacts de premier niveau, de venir attester la maîtrise de telle ou telle compétence ou encore la présence de telle ou telle qualité.

Dès qu’un de vos contacts valide l’une de vos compétences, vous voyez apparaitre sa photo à côté de votre compétence et vous recevez une notification dans LinkedIn.

Certains, c’est le cas de Guillaume Caramalli, en profitent pour y glisser un trait d’humour (« mec sympa ») ! Pourquoi pas !

 

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Pour les débutants, Laurence Galambert, experte en social média, nous explique comment s’y prendre !

 

Comme elle, je considère ces recommandations moins puissantes en terme de pouvoir d’influence et d’engagement, ceci étant, l’aspect visuel d’une part, puis la simplicité de l’acte en soi, d’autre part, en font une fonctionnalité que l’on aurait tort de ne pas utiliser.

Qui plus est, l’intérêt par rapport aux recommandations écrites, c’est que nous pouvons mettre en avant les domaines de compétences qui nous distinguent réellement, ou encore celles qui sont recherchées dans notre secteur !

Mais ne soyons pas dupes… Encore ce matin Marc (recruteur & co-auteur de ce blog) me lançait : « encore une personne que je ne connais même pas qui vient taguer une de mes compétences ! ».

On est bien tous d’accord, les endorsements de compétences sont à relativiser, cela reste du déclaratif !

 

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Ceci étant, quand 80 personnes cliquent sur une même compétence, cela veut quand même dire que le professionnel en question … (ci-dessus il s’agit du profil d’Anthony Poncier )… est bien un expert de ladite expertise !

Par ailleurs, il y a un autre intérêt que je n’ai pas vérifié (désolée) … je crois savoir que cela peut avoir un impact également en terme de référencement de son profil. Si vous avez des infos sur ce point je suis cliente !

Enfin, si vous voulez « masquer » certains « tags de compétences », par exemple, quand une même personne a cliqué à l’aveugle sur l’ensemble de vos compétences :-( , Mathieu Laferrière nous dit comment procéder :

 

Voilà je suis arrivée au bout de ma démonstration !

Au prochain épisode Marc vous parlera des prises de références professionnelles, là encore il y a débat ….

Mais à présent à vous de m’éclairer…

Que pensez-vous des recommandations professionnelles ? Est-ce que cela vous influence ? ou au contraire ?

PS : Merci aux professionnels dont les paroles où les profils ont servis mon illustration

COMMENTAIRES

  1. Romeo-lhermine dit :

    Toujours agréable et instructif de lire les billets de Caroline.

  2. Sophie Coves dit :

    Matière à réflexion une fois de plus :
    …L’art et la manière de communiquer…

  3. TIJANE KANE dit :

    c ‘est un article bien explicite et plein d’intérets.

  4. lecairn dit :

    Merci Caroline , juste un petit correctif , je ne suis pas chasseur de têtes je suis éleveur de talents ;0) et je travaille sur la projectoire (projet/trajectoire) , des candidats rencontrés un peu à la manière des agents sportifs , même si effectivement il m’arrive de pratiquer l’approche directe auprès de talents non encore inscrits dans mon réseau , chaque entretien se fait alors à blanc l’idée étant d’abord de savoir exactement ce que veut faire le candidat à court , moyen long terme et de connaitre ses contraintes avant de le positionner sur tel ou tel poste déjà en recherche chez l’un de mes clients . Si jamais le projet n’est pas conforme à ce que « j’ai en magasin » c’est alors le projet du candidat qui guide ma prospection commerciale … une sorte de démarche inversée en quelque sorte ;0)

    • C’est noté Monsieur « Eleveur de talents » ! Tu as raison et souvent avec Marc on compare notre job à celui des coachs sportifs !! Encore merci pour ton éclairage…

  5. Bonjour Caroline,

    Excellent article comme toujours ! C’est vrai que les recommandations « papier » disparaissent au profit de celles sur Linkedin/Viadeo.

    J’émet par contre comme toi des réserves sur les recommandations des compétences. Je m’étais amusé il y a 1 an à créer un faux profil pour servir de pot de miel et voir ce que ferait la concurrence. Pour donner un peu plus de crédibilité à mon faux profil, je m’étais connecté à beaucoup de personnes et j’en recommandais certaines sur leurs compétences. Le résultat a été au delà de mes espérances avec plus d’une 20aine de « + » récupérés. Alors que tout était faux…

    Bref, je m’en méfie surtout que les étudiants s’auto-recommandent beaucoup avant même de sortir de l’école. Difficile de démêler le vrai du faux ! Je préfère 100 fois une recommandation écrite (d’un manager, pas le collègue) qui a du sens, comme tu le dis très bien dans l’article.

    A bientôt,
    Sylvain

  6. Franck Lenoir dit :

    Article très complet merci. Personnellement j’y suis favorable et je vais même les demander. (J’ai un doute sur le fait qu’il existe des recommandations écrites spontanées). Ces témoignages contribuent à crédibiliser une personne sur ses qualités professionnelles et humaines. Comme vous le dites, les recommandations sont engageantes pour ceux qui les rédigent. On ne le fait donc pas pour n’importe qui ou simplement pour faire plaisir. En ce qui concerne la quantité, je ne perçois pas de limites. Ce qui compte à mon sens c’est la diversité (clients, N+1, N-1, partenaires…), la fraîcheur et donc la continuité de ces témoignages à travers ses différentes expériences pro.

  7. Marc dit :

    Selon moi, solliciter des recommandations aux bonnes personnes (et je rejoins Franck Lenoir sur l’intérêt de leur diversité) n’est pas incompatible avec une vraie objectivité de la part de ceux qui les rédigent.
    Peut être est il opportun si l’on décide de demander une recommandation, de donner l’angle que l’on souhaite voir mis en perspective. D’où l’importance de savoir quoi demander et surtout, à qui…
    Je crois néanmoins qu’il appartient tout de même au bénéficiaire d’oser les modérer.
    En ma qualité de recruteur, j’avoue être assez attentif aux recommandations et compétences « endorsées » sur un profil ; ne serait-ce pour certaines fonctions (marketing/communication) avoir un aperçu de la capacité du profil à « marketer » sa marque personnelle, ou encore pour un manager, ce que disent de lui ses collaborateurs.
    Enfin, en termes d’image recruteur, les reco sont des témoignages de l’expérience candidat et/ou client, qui peuvent engager à la consultation. Pourquoi s’en priver ?!
    😉
    Marc

  8. Mario dit :

    Lorsque j’ai vraiment apprécié de travailler avec un collaborateur, j’ai souvent tendance à le recommander, y compris de manière pro active (Allo Caro* tu cherches encore quelqu’un ? j’ai une perle que le service RH ne m’autorise pas à garder, faute de budget, fais moi confiance, c’est le top). Et si je reçois une personne qui m’est recommandé par quelqu’un que j’apprécie, je suis plus attentif. Cela dit, peut on faire une comparaison (de pure forme je précise !) avec les recommandation de type trip advisor ? A partir d’un certain volume, ça a l’air d’avoir un peu d’épaisseur ? ou pas ? Bref, je préfère au bout du compte voir des recommandations que rien …
    * toute ressemblance avec une personne connue serait purement fortuite !

  9. Merci Caroline pour cet article complet, fouillé et bien écrit. Je vais le transmettre comme ressource à mes étudiants (j’anime un cours sur le personal branding dans un bachelor). J’émettrais une mini réserve sur les recommandations rédigées. Parfois (souvent?), le demandeur facilite la vie du recommandeur en lui rédigeant lui-même la reco, et en allant juste chercher le tampon.
    Quoi qu’il en soit, papier, réseaux sociaux ou endorsement par clic, on est toujours mieux perçu (plus dégourdi, plus investi, plus à la page) qu’un candidat qui n’a pas pris la peine de solliciter un retour.

  10. Franck Lenoir dit :

    @Bérangère. Amha, les recommandations pré-rédigées sont détectables. Je me méfie notamment beaucoup des longues recommandations. Personnellement je laisse libre cours et je ne demande aucune modification. Certaines de mes reco sont composées de 3 ou 4 mots, d’autres de 3 ou 4 lignes. Ce qui compte c’est la spontanéité. A vous de juger si le coeur vous en dit : fr.linkedin.com/in/lenoirfranck/

    @Caroline : pour compléter la réflexion, par une question naïve de prime abord, car je me la pose sincèrement, quel effet aurait une recommandation négative si on la publiait ? Dans le fond, c’est une preuve de transparence très forte et un rappel que nul n’est parfait

    • Merci Franck pour vos interactions !
      Une expérience négative est forcément source d’apprentissage(s). Il faut être capable d’en parler avec du recul et de l’analyse. Il me semble pertinent d’aborder cette dite expérience uniquement face à face. En revanche, il serait incongru de solliciter un ex manager avec qui cela s’est mal passé pour une recommandation…

  11. SIMON dit :

    Bonjour,

    Je fais suite à cet article sur la notion de recommandation.
    Par exemple, en Angleterre, une de mes relations a dû solliciter son ex-employeur en France pour obtenir cette lettre de recommandation exigée par son nouvel employeur.Or, il semble que l’ex-employeur ne soit pas favorable à le remettre et que cela n’est pas indispensable à leurs yeux.
    Alors, comment peut-on, obtenir cette recommandation, surtout lorsque son ex-employeur n’est pas en mesure de vous le remettre?
    Si vous avez une solution alternative à proposer à l’une de mes relations, merci d’avance.

    • On ne peut pas obliger quelqu’un à rédiger une recommandation contre son gré. A défaut, il faut identifier d’autres référents : clients, collègues, formateurs, partenaires …
      Bien à vous
      Caroline

  12. Uriel dit :

    Bonjour Caroline,
    merci pour cet article. Les recommandations professionnelles sont rarement valables, car dans 99 % des cas elles sont GÉNÉRIQUES : « Monsieur Untel a fait un travail tout à fait satisfaisant ». Bref, on ne sait jamais précisément de quoi il s’agit et ce genre de formule est tellement utilisée que de toute manière notre intérêt pour la lettre de recommandation est de facto endormi à la lecture de ce genre de banalités.

    Je vous rejoins, car effectivement, pour qu’une lettre de recommandation soit efficace, il faut qu’elle mentionne des éléments concrets, autrement elle est complètement inutile.

    La même règle devrait s’appliquer sur Viadeo, LinkedIn et autres réseaux sociaux professionnels : « Untel s’est avéré efficace, car il nous a aidés à obtenir [tel résultat] » sera plus convaincant que « Untel a fait preuve de professionnalisme et de réactivité ».

    Si en plus la recommandation mentionne des éléments chiffrés, on approche le nirvana :).

    Évidemment, le « recommandeur » ne fera pas ces choses naturellement, et il faut donc l’orienter. Et c’est assez facile, car très souvent le « recommandeur » demande au recommandé « que veux-tu que j’écrive à ton sujet ? », autant en profiter pour bien obtenir une recommandation efficace et utile.

    • Merci Uriel pour votre réaction. Pour ma part je n’ai jamais « orienté » les recommandations que je sollicitais… Mais pourquoi pas, si cela est sincère et juste !

  13. Franck Lenoir dit :

    Bonjour. Est ce que je me trompe si je dis que votre 99% émane plus d’un doigt mouillé ou d’une intime conviction que d’une réelle étude ? En tout cas j’ai l’honneur de figurer dans les exceptions de cette stat puisque pas une des mes recos (données ou reçues) ne sont génériques. Et ça ne colle pas non plus pour votre affirmation sur le téléguidage de la rédaction car pas une des mes recos (données ou reçues) ne sont prérédigées. Que de la rédaction spontanée et sincère :-). Et si je me place du point de vue du recruteurs c’est justement la spontanéité et la variété des recos (styles, sujets, longueurs..) qui crédibilise un profil. Il ne faut donc absolument pas pré-rédiger les recos. En espérant (et en pensant) ne pas être une exception. Cdt

    • Franck, je milite comme vous pour la singularité des recommandations, forcément subjective certes … mais qui ont le mérite de signifier un réel vécu ! Au plaisir de vous lire à nouveau !

    • Uriel dit :

      Bonjour Frank, vous avez raison, mes 99 % sont le fruit de mon expérience personnelle, j’ai omis de le préciser. Je n’ai pas eu votre chance, les recommandations efficaces que j’ai reçues peuvent se compter sur les doigts. Je pense ne pas l’avoir exprimé clairement, mais je me positionnais exclusivement dans l’optique de la recommandation émanant d’une personne en recherche d’emploi.

      Cependant, je maintiens que plus on oriente ou téléguide le recommandeur, meilleure sera la recommandation, que l’on soit en recherche d’emploi ou en quête d’une validation par ses pairs, clients ou partenaires. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’il faut la prérédiger, mais il est concevable d’évoquer les points que vous souhaitez être mentionnés dans ladite recommandation.

      Cela n’enlève rien à l’authenticité et à la sincérité de la recommandation. En effet, le recommandeur ne va pas valider des résultats imaginaires. Je vois difficilement un ancien patron (toujours dans le contexte de la recherche d’emploi), valider le fait que « untel » a développé les ventes de 9 % si ce n’est pas vrai.

      Cordialement.

  14. caroline dit :

    Article très intéressant, je me demande en tant que freelance si je sollicite mes clients pour des recommandations sur Linkedin ou uniquement sur le livre d’or de mon site ?

    Les recommandations sont pour moi mes cartes de visites, le recours à un freelance n’étant pas aussi développé en France que chez nos voisins il est important de donner confiance et de laisser à mes futurs clients la possibilité de contacter mes précédents employeurs.

    l’idée n’est pas d’avoir tout en dupliqué et une accumulation de recommandation « sollicitées » mais de réels témoignages de reconnaissance du travail effectué et de la rencontre « humaine » employeur/freelance.

    Caroline

    • Chère Caroline, Je me suis posée la même question ! Sans hésitez il faut privilégier la recommandation en ligne sur vos profils Viadéo et LinkedIn. Ensuite, rien ne vous empêche, avec l’accord de vos référents d’en copier certaines sur votre site web !
      A très bientôt pour de prochains échanges…

  15. Raphael Graca dit :

    Un article très instructif, je pense surtout pour les jeunes diplômés qui ne savent pas par où commencer à la fin de leur cursus. Cependant plusieurs choses m’interpellent quant à cette démarche de marque employé.

    Comme vous l’avez mentionné, on peut tomber dans le risque de l’abus de commentaires, de validations de compétences par des « employeurs » (entre guillemets car effectivement comme dit plus haut, connaissons nous vraiment l’authenticité de ces profils ? Quelqu’un a mentionné des « faux profils »), je pense surtout qu’on doit prendre , certes ces informations en considération, mais avec des pincettes !

    Après pour ce qui est de la démarche d’enquête de collaborateurs, ex-employeur, pour venir se construire un réseau professionnelle, voire même une sorte de « lettres de recommandations » façon réseau social, me fait vraiment penser à un retour vers cette génération d’adolescents en quête de « like » ou de « fan » pour prouver d’une part leur existence, mais surtout prouver à quel point ils sont populaires.

    En outre, je pense tout à fait pertinent que les réseaux sociaux du type viadeo ou LinkedIn, doivent constituer un complément d’informations dans le processus de recrutement.

    Raphael

  16. Bérenger Leila dit :

    Il est vrai que les recommandations sont certes facultatives mais restent très appréciables par les recruteurs. En effet cela va rendre la candidature plus crédible auprès des employeurs et constituer un réel plus après avoir examiner des candidatures qui relèvent les mêmes qualités : motivé, dynamique… A l’heure du numérique obtenir une lettre de recommandation s’avère bien plus facile que la fameuse lettre papier, il suffit d’un profil sur un réseau social professionnel comme Viadeo ou Linkedin. La manipulation est très simple puisqu’il suffit de pointer l’onglet sur profil puis de sélectionner recommandations. Il convient ensuite aux recruteurs de prendre avec sérieux ces recommandations car il est vrai que des faux profils existent et qu’il peut être très facile de se faire berner. Il faut d’une part savoir rester objectif avec les candidatures ne présentant pas de recommandations.
    Ces recommandations n’expriment pas pour autant la réelle présence de compétences mais ont pour but de donner un avis.

  17. Merci Caroline, j’ai trouvé votre démonstration très précise et complète!
    En ce qui me concerne, je considère les recommandations professionnelles comme un « plus », que ce soit pour le candidat qui veut valoriser et légitimer son profil, ou pour le recruteur qui va être dans une situation de confiance avant même d’avoir rencontré le candidat. Mais en effet, cela dépendra de la personne qui rédige la recommandation (lien qui les lie, le nombre de recommandations qu’elle écrit au total, et ce qu’elle met en avant).
    Cela m’influence (légèrement!) lorsqu’on parle de recommandations car la personne qui en est l’auteur, comme vous l’avez dit, s’implique et s’engage. Au contraire, je ne suis pas du tout influencée lorsque je vois un profil où toutes les compétences sont taguées: en effet, il est beaucoup plus facile d’appuyer sur un bouton pour confirmer une compétence. De plus, seule la photo apparaîtra, noyée au milieu de toutes les autres, ce qui engage beaucoup moins l’auteur!

  18. STOPA-REMONDIERE Romain dit :

    Les articles présents sur ce blog sont intéressants car ils font naître une réflexion personnelle, suivi d’un échange, sur une thématique particulière des RH.

    Le process de recrutement a évolué au cours des dernières années avec la création (et le développement) des réseaux sociaux professionnels, accentuant par la même occasion la « chasse de tête ». Aujourd’hui la lettre papier de recommandation, écrite par son ancien employeur, devient quasiment obsolète et a laissé place aux recommandations 2.0 qui offrent de nombreux avantages. Premièrement elles sont accessibles par un public plus large que le simple recruteur (en face de nous), et deuxièmement tous nos anciens collègues de travail peuvent s’exprimer sur notre personnalité et professionnalisme.

    Les recommandations sont utiles, permettant de crédibiliser davantage nos expériences, dans la limite d’un nombre raisonnable de recommandations qui doivent également être structurées et « originales » pour apporter une véritable valeur ajoutée. Enfin, une spécificité pratique sur LinkedIn permet aux utilisateurs du réseau d’appuyer les domaines de compétences du « candidat ».

    Une question peut toutefois se poser, quid de l’avenir de la prise de références par téléphone auprès des anciens employeurs ?

    • Marc Guichet dit :

      Bonjour Romain, merci pour votre réflexion ! Les prises de références ciblées, à l’initiative de futurs employeurs complètent , il me semble, celles qui sont en ligne. Quand on interroge un ex n+1, nos questions, d’une part, « contextualisent » les réponses et d’autre part valident la légitimité des répondants.
      Au plaisir d’échanger à nouveau

  19. Amélie BLANCHERI dit :

    Article très intéressant qui soulève très justement le problème des recommandations entre honnêteté et objectivité. De plus l’article est complet et précis et permet ainsi de s’interroger sur l’utilité des lettres de recommandation manuscrites de nos jours.

    Pour ma part j’ai déjà sollicité la recommandation de deux professeurs pour appuyer ma candidature lors des inscriptions en études supérieures. Je souhaitais apporter une preuve concrète de mon comportement et de mon implication dans les études.
    J’ai bien évidemment demandé à des professeurs dont les matières étaient en adéquation avec les écoles ou formations visées.

    Je pense qu’il vaut mieux ne pas apporter de lettre de recommandation plutôt que d’en mettre une pleine de fautes ou sans intérêt par rapport au poste.

  20. […] Pour aller plus loin, voici un article très […]

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